samedi 19 décembre 2009

Trempette par moins -18c


La piscine à la mi-saison

Il faut vraiment être russe ou assimilé russe pour avoir une idée pareille, me direz vous.

L’article précédent le montre, cette semaine est l’une des plus froides à Moscou depuis deux hivers.

Jeudi soir, après le travail avec notre copain Matthieu, j'ai faussé compagnie mes femmes et nous sommes allés nager… en extérieur.

A quelques centaines de mètres de la maison, de l’autre cote de la Moskova se trouve le club de sport Chaika (la Mouette) et sa piscine olympique ouverte toute l’année.
Ce sont les volutes de vapeur d’eau et la lumière, visibles du kaltso (le boulevard périphérique) qui nous ont donné l’idée de tenter l’aventure : se baigner dehors, par -20 degrés.

Nous partageons l’idée avec les collègues, certains nous disent « tu es fou, tu vas attraper la crève à 3 jours de noël, avec ton bébé en plus, n’y va pas ». D’autres au contraire : « c’est super, ma grand mère fait ça depuis toujours à Yekaterinbourg avec ses copines, excellent pour la santé ».

De toute façon, comme le temps s’est bien adouci par rapport au début de la semaine, il ne faisait que -18c quand nous nous sommes mis dans l’eau. Une broutille.

Nous décidons d’aller juger pour nous même et nous promettons de rentrer vite aux vestiaires si c’est trop limite.

Eh bien, c’était génial, un peu irréel. Le parcours du combattant pour arriver dans l’eau nous a autant plu que les 40 minutes de baignade. Encore un concentré de tranche de vie Russe :

On arrive à 20heures :
- Manteaux au “Гардероб” (se prononce «garde robe», comme en français)
- Remise d’un ticket contre les manteaux, r.a.s
- On descend vers la piscine, et on se dirige vers un tourniquet « il faut retourner acheter votre billet en haut »
- Nous retournons en haut, première caisse, ce n’est pas celle la, c’est l’autre, «mais si, celle la, là-bas».
- Une queue à l’autre caisse, tiens personne derrière le guichet. Pourquoi ? C’est la pause diner jusqu’à 20h15. Ah bon, ben on va attendre alors.
- Retour de la babushka des tickets, repue. On est content pour elle. C’est lent, elle tamponne des tas de documents aux gens devant nous.
- Vient notre tour, on va pouvoir enfin nager : «2 tickets de piscine svp»
- «Vous êtes membres du club ? » « Non ? Donc il faut passer la visite médicale d’abord. Je ne peux pas vous vendre de billet »
- «Vous voulez un certificat pour un mois ou pour 6 mois ? Pour six mois c’est plus cher. »

Oui, ici, tout s’achète, même la bonne santé, plus l’on paye cher, plus la bonne santé dure. Nous prenons un mois de bonne santé pour 250 roubles, ce qui permettra de passer les fêtes en pleine forme.

- Muni du petit papier médical et d’un ticket de caisse, nous partons à la recherche du cabinet pour la visite.
- Entre un débarras et les vestiaires féminins, nous trouvons le cabinet médical ! Une vraie infirmière nous ouvre, nous fait asseoir, à tour de rôle, pour remplir un formulaire avec adresse, date de naissance, nom de notre institutrice en CP et tout le toutim. Une fois le formulaire rempli, tampon, nouveau bordereau en main, une autre blouse blanche, masculine, nous attend dans l’autre pièce pour la visite à proprement parler. L’infirmière peut maintenant reprendre le visionnage de son émission de tv.

- De l’autre côté, un vrai cabinet médical, on dirait un décor de film, avec des tubes à essai (!) des fioles, des armoires pleines de produits et d’ustensiles etc…
- «Asseyez-vous ». En fait, c’est plié après une rapide prise de tension sans un mot ni un regard de l’aimable médecin.
- Tampon, bordereau, tout nickel. On peut nager !

Enfin, pas encore, quand on aura notre billet. En effet, à ce moment là, nous avons déjà une demie douzaine de papiers-tickets de caisse- attestations- certificats- en main, mais aucun ne donne accès à la piscine. Mais quand on est aussi loin dans la procédure, impossible de faire demi-tour. Entrer dans l’eau devient même le graal absolu, plus rien ne compte. Il faut être fort dans sa tête dans ces moments là et croire en sa bonne étoile !

- Remontés à la caisse, avec notre certificat de bonne santé, on achète notre sésame et on se dirige vers le tourniquet devant lequel nous étions 40 minutes plus tôt.
- On passe le tourniquet et on nous demande : «Vous avez vos passeports ? ». Oui, on les a, mais pourquoi elle nous demande ça celle la ?
- En fait nous comprenons que le document d’identité est obligatoire pour obtenir son numéro de vestiaire (à ne pas confondre avec le numéro de Гардероб ou se trouvent nos manteaux). D’ailleurs je l’ai rangé où ce truc du garderob ?
- Après 30 mètres de couloir, nous trouvons un autre poste de contrôle, petite cahute à l’entrée des vestiaires ou nous obtenons notre numéro de vestiaire contre le passeport.
- Nous y sommes, reste à comprendre comment le code de la porte du locker fonctionne, après un échec et une intervention de la babushka de service, c’est réglé.
- Douche chaude et on se prépare à rentrer dans le grand froid.
- Super idée : la sortie à l’extérieur se fait directement dans l’eau depuis un tunnel qui démarre dans le vestiaire.
- L’eau est à 28c, aucune sensation de froid.
- 2 secondes d’apnée, nous passons dans l’eau d’un vestiaire surchauffé à….dehors et ses -18c.

Et voila, nous y sommes, c’était simple en fait.

Sensation très agréable, de nager au chaud au milieu de la neige et des glaçons dans un bassin de 50 mètre tout à fait normal par ailleurs. Les plots de départ sont complètement recouverts de neige et de stalactites. Nous constatons que les nageurs sont un échantillon représentatif de la population, il y a de tout.
De la musique dans les hauts-parleurs. Une jolie vapeur d’eau chassée de temps en temps par le vent nous montre que nous ne sommes pas seuls. Sinon, cela donne une atmosphère très feutrée. Le bonnet de bain est indispensable et n’importe quelle partie du corps non immergée passe un mauvais quart d’heure. Il fait quand même bien froid !

Le maitre nageur est un bibendum emmitouflé qui fait des va-et-vient sur le bord, dans la neige. Nous doutons de son utilité, il lui faudra à peu près 10 minutes pour enlever ses 10 couches de vêtements avant de sauter au secours d’un nageur en difficulté…qu’il ne verra de toute façon pas depuis le bord à cause de cette vapeur d’eau / brouillard.

Le stratagème du tunnel pour l’entrée m’a empêché de prendre l’appareil photo, j’ai trouvé celle-ci sur internet, prise de jour probablement, elle illustre tout de même l'atmosphère assez fantomatique.


La piscine de jour, l'hiver avec ses plongeoirs

Nous avons nagé une bonne demie-heure et sommes rentrés dans la chaleur du vestiaire. Sortie sans encombre, aucune visite médicale de sortie n’étant nécessaire et ayant retrouvé mon numéro de гардероб entre temps.

Super expérience.

mardi 15 décembre 2009

Même l'AFP en fait une dépêche...

A Moscou, le mercure tombe à -25°C

AFP
15/12/2009 | Mise à jour : 14:07

Un froid glacial s'est abattu aujourd'hui sur Moscou, où le thermomètre est tombé à -25 degrés, défiant les conférenciers qui planchent sur le réchauffement climatique à Copenhague.

Si elles n'atteignent pas un record pour un 15 décembre (-27,3 degrés en 1997), de telles températures sont inédites depuis trois ans dans la capitale (-28,3 en février 2006), a relevé le directeur de l'agence locale de météorologie, Alexeï Liakhov, cité par l'agence Ria Novosti.

Le thermomètre a aussi dégringolé à -51 degrés dans la république des Komis (Grand Nord), -46 dans la région d'Irkoutsk (Sibérie) et -49 à Krasnoïarsk (Sibérie orientale), contrées traditionnellement abonnées aux grands froids.

Froid moi ? Jamais !

Nous entamons notre plus grosse semaine de froid depuis notre arrivée à Moscou. Hier -20°, aujourd’hui pareil, mais ça devrait remonter demain.

Guillaume affronte courageusement le froid sur le chemin du travail. Pas question pour Colombe de sortir passés les -10°. Hier, nous sommes allés chez des amis qui habitent à 800m… en voiture.

Mais rassurez-vous, ça chauffe bien chez nous :

Quand les températures le permettent, nous affrontons le froid grâce à notre équipement de compétition :



À fond le ski de fond

C’est parti ! La saison de glisse hivernale peut commencer. La vraie première couche de neige tient bien grâce aux températures négatives.

Nous avons hérité d’un matériel de ski de fond tout neuf.

Donc dimanche après-midi, je passe prendre notre copain Matthieu et son collègue Michaël, adeptes chevronnés du ski de fond, nous roulons quelques kilomètres (on est toujours dans Moscou), nous garons la voiture, chaussons les skis et nous enfonçons dans le parc de Dimitrivskoe aux allées enneigées.

Nous arrivons au lac gelé sur une bonne dizaine de cm. Il fait un environ -7°, mais on a vite chaud sous les épaisseurs. Les familles font de la luge, du ski de fond. Nous faisons quelques allers-retours. Je peaufine ma technique (équipé de ski “classique”) et essaye de suivre péniblement les amis équipés en “skating” (pas du patineur) et surtout plus aguerris.

Deux originalités : les papys en chapkas et fourrures qui jouent aux échecs, quelque soit la météo parait-il. Ils ajustent simplement la consommation de vodka à la température.

Ensuite, les pécheurs qui creusent un trou dans la glace, dont j’admire la patience. Nous sommes restés plus d’une heure et n’avons pas vu trop de poisson dans les seaux, mais le plaisir est ailleurs.

Super activité au grand air du dimanche après-midi

À refaire, hâte d’emmener Daphné et Colombe glisser sur le lac enneigé.

Dernier recours

Même si Colombe est très facile, il y a des soirs où on est un peu grognon... Alors quand on a épuisé toutes les pistes, il faut se résoudre à employer les grands moyens.

Donc on sort le Baby Bjorn et on installe Colombe dedans, elle adore. En plus, elle a l’impression que c’est elle qui prépare le dîner !!


samedi 12 décembre 2009

L'alcool en Russie, désastre national


Une petite vidéo et un article de CNN (merci Jean-Edouard), qui en dit long sur la place de l'alcool dans la société russe. L'article aborde aussi la question du tabagisme et du système de santé, ce n'est pas brillant ni réjouissant.

Une statistique affolante prise parmi celles de l'article : un jeune russe de 18 ans sur deux ne vivra pas jusqu'à l'âge de la retraite. En occident, c'est 90% d'une classe d'âge qui vit jusqu'à la retraite.

lundi 7 décembre 2009

Pédiatre chez les esquimaux

Après la douceur de l’automne, voilà que le temps moscovite nous met à l’épreuve… Pour notre premier RDV chez le pédiatre, rien de mieux qu’une tempête de neige pour tester notre motivation !

Ça tombe bien : on a acheté hier une super combi finlandaise pour Colombe. C’est l’occasion rêvée de la tester. Maman aussi sort son gros manteau, moins pour le froid (car le temps est doux) mais pour se protéger des flocons. Nous voilà donc parties pour le European Medical Center (près de l’Etang du Patriarche pour les connaisseurs) en Baby Bjorn dans le métro.


Examen des 2 mois passé avec les félicitations : 5,110 kg pour le poids, 57 cm pour la taille, mensurations de rêve ! et on s’est laissé faire pour le BCG, même pas mal…

De retour à la maison, nous sommes bien contentes de retirer tout notre harnachement. Prochaines sorties : demain pour le café mensuel de Moscou Accueil (dont je suis devenue membre) et mercredi pour le Bébé groupe avec d’autres mamans et bébés français. Croisons les doigts pour que ce soit moins l’expédition.


vendredi 4 décembre 2009

Gros plans



Le pays de l'abondance ?

Les russes aiment à se rappeler leur enfance. Nous n'irons pas jusqu'à parler de nostalgie du passé, mais il y a un peu de cela.

Guillaume a encore récemment fait un déjeuner à la cantine où chacun y allait de son histoire sur les "soviet times". Il s'agit de souvenirs récents, mais qui parraissent pour nous, occidentaux, d'un autre temps. En effet, c'est toujours frappant de voir à quel point nos collègues russes, parfois plus jeunes que nous, n'ont peu eu la même enfance que nous...du tout.

Quelques exemples, qui n'ont rien d'exceptionnels et qui décrivent justement ce qu'était la vie de tous les jours en URSS :

- Une collègue racontait qu'en 1988, sa famille avait attendu 6 mois pour pouvoir trouver du beurre.

- Une autre répond : "Nous, on connaissait quelqu'un qui nous en trouvait en échange de 'services' rendu par mon père". Les combines, toujours les combines pour améliorer le quotidien.

- Une autre qui, adolescente avait porté toute une année scolaire une paire de chaussures de garçon, tout simplement parce qu'il n'y avait pas le modèle féminin le jour où ils ont trouvé des chaussures à sa taille. Quand on a fait la queue aussi longtemps et qu'il y a encore du stock quand c'est notre tour, on prend ce qu'il y a.

- C'est drôle de les voir se remémorrer les choses en décrivant des vêtements par exemple, immanquablement tout le monde dira à table quelquechose du genre : "oui ma soeur et moi on avait aussi ce pantalon".

- Niveau de standardisation extrême et pauvreté de l'offre. Par exemple, il y avait une sorte de bonbon caramel pour enfant, une seule, dans toute la Russie.

- Suite à un arrivage, une autre avait fait la queue une demie-journée avec sa mère pour acheter un manteau pour leur père. Quand arrive leur tour, on leur dit, "Niet. On ne vous vend pas ce manteau. C'est un manteau d'homme, vous n'êtes pas des hommes, donc vous aller le revendre et faire du trafic, revenez avec votre mari."La parade était alors de ressortir, d'aller au coin de la rue au premier stand de Vodka et d'acheter pour 10 kopeks les services de l'un des clients, souvent trop imbibé pour refuser, qui jouera le rôle du mari pour acheter le manteau (s'il en reste !)

Toutes ces histoires datent de la fin des années 80, c'est ce qui nous marque le plus, c'est que c'est très récent et contemporain de nos enfances.

En plus de cela, il faut savoir que les Russes que nous fréquentons dans nos jobs, sont des moscovites, c'est-à-dire forcément privilégiés, dont le père était souvent dans l'armée ou dans l'administration, quand ce n'est pas au KGB. Ce qui signifie une situation enviable, avec accès aux combines, aux bons tuyaux etc... Imaginez la vie des familles dans les "régions" sans passe-droit ni coupe-fil.

A la lumière de ces discussions, de vraies histoires du quotidien racontées par ces gens qui les ont vécues, on comprend mieux l'acharnement devant les rayons d'Auchan, ou la fièvre acheteuse pour tout ce qui touche aux grandes marques et les excés bling bling des nouveaux riches. Le taux d'épargne est encore très bas. En Russie, quand on a de l'argent (même un peu), on achète, tout et n'importe quoi, mais on achète. La confiance dans le lendemain est au niveau zéro. Avec une crise majeure tous les 5 ans, on les comprend presque.

Ce sont des choses que l'on sait tous, mais nous voulions juste vous dire que cela se sent presque au quotidien ici. Beaucoup de comportements actuels, le capitalisme à tout crin, le goût très prononcé pour les combines pas très claires, s'expliquent par ce passé encore très récent.

Tout ce laïus pour vous montrer une série de photos que l'on aime bien et qui vous montrent à quel point la société de consommation a envahi nos vies, dès le plus jeune âge...




jeudi 3 décembre 2009

Vivement les vacances


Vivement les vacances et les festivités de Paris et de Dubaï à la fin du mois, parce qu'en attendant, ça bosse à Moscou.
Daphné, la reine du multi-tasking, a en effet entrepris de profiter de son congés de maternité prolongé (jusqu'à fin mars avant son retour chez Bic) pour se lancer dans la préparation du diplôme du FLE - Français Langue Etrangère - avec le CNED. On ne sait jamais, à l'avenir cela pourrait servir.

Colombe, qui apprendra probablement un jour le français en plus du Russe, est bien attentive et joue les surveillantes zélées.

samedi 28 novembre 2009

Le ravito chez Auchan, mythique !

Auchan s'appelle Ashan ici, est très bien implanté et s'est positionné en Russie sur le créneau de l'énorme surface, très bon marché, au choix très vaste, destinée à faire du "volume" plutôt type hard-discount...et ça marche.

Pour faire ses courses chez Ashan à Moscou (il y a une 15aine de magasins dans la périphérie), il faut se lever tôt (ouverture de 7h30-23h le samedi), avoir du temps et de la patience, savoir jouer du caddie, avoir une voiture et avoir une liste de courses. Bref être motivé ! Et nous l'étions.

Le stock de vivres étant descendu dangereusement bas en mon absence, cette visite chez Ashan s'imposait. Cela permettait de fêter dignement les deux mois de Colombe ce samedi 28. D'autant plus que cette expédition rappelle à Guillaume d'excellents souvenirs d'enfance quand la famille partait le samedi après l'école faire un gros "ravito" dans les tous premiers Auchan près de Lille avec Flunch à la clé.
Et comme nous avons la voiture, maintenant, plus d'excuse pour payer trop cher en centre ville. Zou, direction Ashan Komunarka au sud de la ville, près du quatrième périphérique, nous empruntons la Leninskiy Prospekt pendant 14 kilomètres (!), passons devant la statue de Gagarine et longeons des bâtiments et barres d'habitation longues de plusieurs centaines de mètres parfois. Pas vraiment du genre coquet.


La statue à la gloire de Gagarine, au milieu de la Leninskiy Prospekt






Le parking du mall a 2500 places, ça ne vaut surement pas Dubai et ses records, mais on sent que nous ne sommes pas à la supérette du coin. Juste pour vous donner une idée, il y a 92 caisses dans le magasin. A la caisse, de jeunes employés équipés de scanner mâchent le travail de la caissière en scannant les articles et en les mettant dans un sachet scellés avec un code barre, cela fait une sorte de sous-total pour la caissière qui n'a donc plus qu'à passer le code barre des sous-sachets. Cela fait gagner du temps à tout le monde.


Les quantités achetées sont énormes, le débit est impressionnant, ce qui oblige le personnel du magasin à faire le réassort pendant la journée pour éviter les ruptures de stock.
Donc en plus des centaines de clients, il faut naviguer entre les palettes, les tire-palettes etc...c'est le chaos.


Nous avons été super efficaces pour une première fois, en 1h30, le contenu de 2 caddies est dans le coffre.

Ca va lui plaire

Bon, si vous aviez encore des doutes sur la capacité de Colombe à s'adapter au mode de vie Russe, voilà de quoi les balayer une fois pour toute.

L'arrivée


Le sésame en poche à Roissy, voici la preuve en images que nous sommes bien passées à l'Est !


Atterrissage en avance à 04h30, vite, en voiture, personne dans Moscou -ou presque- une rareté.

La Nivea mobile nous a menées à bon port


Première fois à la maison depuis le 25 août, nous avions pris une photo au même endroit le jour du départ :


Le 25 août. Au moins la porte de l'immeuble n'a pas changée.

6h du matin, retour à la maison, c'est trop d'émotions pour Colombe donc elle a préféré dormir de A à Z ! Nous : crevés mais heureux.

Joli coucher de soleil sur la première journée de Colombe, pas perturbée pour le moins du monde

jeudi 26 novembre 2009

Ready, steady...

...GO GO GO

L'incroyable feuilletton du visa de Colombe se dirigerait-il vers un dénouement heureux et rapide ? Chat échaudé craignant le Russe, nous n'osons y croire tout de suite, mais pourtant tout porte à croire que si.

La première visite officielle de Colombette sur le territoire russe, c'est pour cette nuit !

Dernière tétée en ce moment, avant embarquement à Roissy. Le visa fraichement tamponné est arrivé par coursier de Paris en même temps que les filles de Béthune avec Papa en chauffeur-accompagnateur de grand luxe.

Spéciale dédicace à notre nouvel ami Alan d'Action-Visas, qui, visiblement touché par notre histoire de rassemblement familial, a remué ciel et terre et a travaillé en dehors de ses horaires officiels pour s'assurer que tout était OK. Bon, il est vrai que j'en ai un peu rajouté en la jouant un brin cosette; en disant que je n'avais vu ma fille qu'une petite fois depuis sa naissance etc...mais bon, on m'a toujours dit que mentir pour le bien de ses enfants, ça n'était pas trop grave, alors j'en profite.

_ "Comment vous remercier cher Alan ?"
_ "Vous penserez à moi quand vous retrouverez vos proches dans quelques heures" m'a-t'il écrit.

Alan, la grande classe.
J'ai obtenu l'adresse email de son patron et me fendrai de quelques lignes demain matin pour qu'Alan ait un argument de plus lors de sa prochaine négotiation salariale.

Loin de toutes ces considérations, Colombe avait senti le coup venir et avait fait ses bagages dés ce matin.

Photos des retrouvailles à venir.

Colombe ce matin à Béthune, fin prête

mardi 24 novembre 2009

Dernière Minute

Dernière Minute, le FSB après son enquête poussée, a estimé ce matin que Colombe ne représentait pas (encore) une menace réelle pour la nation russe et l’invitation est retournée tamponnée aux services migratoires russes et est en route vers la France par UPS au moment où j’écris cette ligne (en principe).
C’est une étape majeure dans le rapprochement familial qui vient d’être franchie.

J’irai mettre un cierge dans l’église orthodoxe en face de la maison.
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La meilleure de l’année – Chto dilat ?

Accrochez-vous au siège, celle la n’est pas mal. C'est même un petit condensé de la Russie que nous aimons tant par ailleurs, si, si.

Pour ceux qui suivent le dossier de près, vous savez que nous attendions depuis deux semaines la dernière pièce manquante pour le dossier du visa de Colombe.
Il s’agit d’une simple petite page, l’invitation officielle de Colombe par la Fédération de Russie à venir séjourner sur le territoire russe pour y rejoindre ses parents. Soit.
Cette invitation devait arriver le 13 novembre pour que je l’emporte en France… puis vendredi dernier…puis en fait hier lundi : « cette fois-ci, c’est sur, Guillaume, parce qu’ils ont mis le tampon - rond - avec la date de lundi ».

Mon interlocutrice sur le sujet est Natalia, une collègue, 60 ans, en charge des expatriés.

Devinez ? Hier lundi, nitchevo, rien du tout. Mais cette fois-ci, il y avait une explication que je vous livre telle quelle.

Les services d’immigration nous indiquent que le FSB (ex-KGB, voir plus bas) retient pour l’instant la requête de votre fille afin de procéder à des vérifications complémentaires.
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Ca serait drôle si ce n’était pas à pleurer ! N’est-сe pas ?
Après avoir balancé la pauvre Natalia par la fenêtre et être allé la rechercher dans la rue, j’ai demandé un peu ce que nous pouvions faire et de quelles informations nous pourrions disposer pour ajuster au mieux le billet d’avion (modifié pour la deuxième fois) des filles. Dans un élan d’innocence et de naïveté, je lui demande même si nous pouvons appeler, si nous pouvons leur redire qu’au cas où ils n’avaient pas bien vu sur la photo, il s’agit certes d’une personne, mais d’une personne de 50 jours, 52cm et 4,5kg sans lien connu avec la cause Tchétchène ou Georgienne…

Chto dilat ?

Chto dilat signifie « que faire ? » c’est ce qui est répété à l’envie par les russes dans toutes les situations pour signifier la fatalité des choses et leur caractère irrémédiable et immuable. Eh bien j’ai eu droit à mon chto dilat en guise de réponse.
“But you know Guillaume, this is Russia, FSB is FSB, chto dilat ?”. Cela met généralement fin à toute discussion et tout espoir de “dilat” quoique ce soit.

Avant de penser à sous-louer la chambre de Colombe à des travailleurs tadjiks, je nourris encore l’espoir fou de revoir ma fille (et sa maman !) avant ses premiers pas, sa rentrée en classe, ou au moins avant son bac ou son mariage…Daphné dans l’intervalle est sur ses gardes à Béthune où des agents du FSB ont probablement déjà implanté des micros dans la poussette et le berceau pendant la dernière sieste.

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The Federal Security Service of the Russian Federation (FSB) (Russian: ФСБ, Федеральная служба безопасности Российской Федерации; Federal'naya sluzhba bezopasnosti Rossiyskoy Federatsii) is the main domestic security service of the Russian Federation and the main successor agency of the Soviet-era Cheka, NKVD and KGB.
The FSB is involved in counter-intelligence, internal and border security, counter-terrorism, and surveillance. Its headquarters are on Lubyanka Square, downtown Moscow, the same location as the former headquarters of the KGB.

vendredi 20 novembre 2009

Parisiennes pendant 12h

Mercredi, Colombe et moi sommes montées à la capitale (depuis Béthune chez les parents de Guillaume où nous séjournons en attendant le visa) pour la journée.

Le programme était dense. Nous avons été accueillies à la gare par Jean-Edouard, direction le centre de vaccination de la grippe A (je repars en Russie parée à affronter l'épidémie).

Puis nous avons passé l'après midi avec mes 4 grands-parents. Inutiles de vous dire que Colombe a eu beaucoup de succès. Maintenant qu'elle maitrise les sourires, elle met tout le monde dans sa poche !!



Retour à Béthune le soir, après une journée bien optimisée et de nombreux moyens de transports utilisés (TGV, bus, taxi, voiture, RER). Colombe a été très sage. Elle a l'air d'apprécier les voyages. Ca tombe bien car ce n'est pas près de finir...

C'est parti !

C'est parti. La grande saison du blanc.




Lénine et ses camarades ont revêtu leur casquette blanche.



La terrasse du bureau est toute blanche.


J'affûte les skis de fond de Colombe !

dimanche 15 novembre 2009

Week-end à 3 !

Au programme de notre week end avec Papa:
Bain et calins
Match de rugby et match de foot (on s'en lasse vite...)
En route pour une journée shopping à Lille
Biberon au restaurant
Bien emmitouflée
La Grand Place

Merci pour la surprise !!
Plus que 10 jours avant de te retrouver...