Plus qu’une seule journée de travail et cette année, on compte vraiment les heures jusqu'à la libération !
Les news françaises s’en font l’écho depuis plusieurs jours. L’été a pourtant été très plaisant : grosse chaleur (plus de 30 degrés jour et nuit depuis juillet) mais plein de fêtes, de diners en terrasse, de pique-nique dans les parcs, d’après midi à la plage…
Puis les feux de forêts et de tourbières ont commencé et à la chaleur, s’est ajoutée la fumée qui s’est répandue dans toute la ville. Cela donne donc des températures caniculaires (du jamais vu depuis 130 ans) mais un paysage digne du plein hiver. La visibilité est par moment vraiment réduite à celle d’un jour de gros brouillard. Bref, une atmosphère un peu apocalyptique et un gouvernement russe qui même lui, reconnaît l’état d’urgence.
Mais c’est surtout l’odeur de brulé et le sentiment de se remplir les poumons de polluant que l’on supporte difficilement et qui nous fait moins rire. Heureusement, nous étions la semaine dernière loin de Moscou et nous partons dès demain pour les vacances.
Sur les photos, cela ressemble à un brouillard d'octobre, mais c'est bien de la fumée.
Avant le smog

Ce matin, le même point de vue
Avant le smog

Ce matin, le même point de vue
Colombe reste donc dans l’appartement, calfeutrée bien au frais et nous limitons toutes les sorties. Mais nous sommes conscients d’être des privilégiés par rapport à la plupart des moscovites qui vivent sans clim et endurent fumée et chaleur depuis des semaines sans trop d’échappatoire, leur datcha étant souvent encore plus près des incendies géant. Une collègue de Guillaume vient même de lui demander l’autorisation de venir au bureau ce week-end…pour pouvoir profiter de la clim et passer un moment au frais. Sans parler de ces pauvres gens des régions dont les villages ont été rayés de la carte par des feux galopants.
Alors vive les vacances et l’air frais breton et italien !! Nous reviendrons volontiers, mais avec quelques degrés de moins et un air un peu plus léger, pozhalusta (svp).