mercredi 1 avril 2009

Calme et sérénité chez Serge

Ce samedi, nous quitté Moscou sous la neige pour nous retrouver une heure plus tard au soleil de Serguiev Possad, le monastère le plus important de Russie. Nous étions accompagnés par le groupe des trentenaires de la paroisse française dont nous faisons partie. Grace au prêtre qui encadre notre groupe (russe francophone), nous avons pu visiter le monastère dans des conditions exceptionnelles.

Nous étions accompagnés par un jeune séminariste orthodoxe, en cours d’étude au monastère. Nous avons donc pu bénéficier de ses explications très complètes sur l’histoire du monastère (de sa fondation au Moyen Age à la vie d’aujourd’hui pour les moines et séminaristes, en passant par les difficultés traversées sous le Soviétisme) mais aussi de « coupe-file » pour rentrer dans les nombreuses églises bondées de fidèles et même du droit d’entrer dans des églises habituellement fermées au public.
Un mot sur le lieu : il s’agit donc du monastère de la Trinité fondé au 14e siècle par Saint Serge, un ensemble d’édifices religieux (deux cathédrales, neuf églises) mais aussi un séminaire, une résidence pour le Patriarche, un musée d’art religieux, regroupés à l’intérieur d’une enceinte de 1,5 km de long. Tout au long de son histoire, c’est l’un des lieux les plus importants de Russie au niveau spirituel mais aussi culturel et politique, jusqu’en 1917 où le monastère ferme ses portes. On reconvertit les bâtiments pour toute sorte d’usages : administration, hôpital, restaurant, boite de nuit… Dans les années 50, le monastère reprend son activité.
Après cette visite très intéressante, où nous avons encore une fois été frappés par la ferveur des russes qui affluaient en famille en ce samedi ensoleillé, nous avons déjeuné dans l’une des salles du séminaire puis passé deux heures avec l’un des professeurs du séminaire. Père Paul, prêtre orthodoxe, père de 4 enfants, nous a raconté son parcours et parlé des grands sujets qui animent les orthodoxes de Russie (entre autres leurs rapports avec les catholiques). Nous avons passé un excellent moment, et pu tout saisir grâce à la traduction simultanée de notre prêtre accompagnateur.

Bref vous l’aurez compris, encore une porte entrouverte sur la richesse de l’histoire russe qui nous donne envie de découvrir encore plus de choses sur ce pays fascinant.

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