C’est bien sur la période des « Nuits blanches » (d’où le titre de cet article) pendant lesquelles le soleil ne se couche presque pas, à cause de la position septentrionale de la ville. Ca compense les courtes journées d’hiver.
La « Venise du Nord » resplendit sous un beau soleil, qui ne se couchera presque pas dans notre séjour ! Nous rejoignons notre « mini-hôtel » (très courants, ce sont d’anciens appartements collectifs reconvertis en hôtel de 5-10 chambres, souvent bien placés) puis nous partons la découverte de la ville de Pierre le Grand.
Un peu d’histoire : Cette ville ne voit le jour qu’en 1703, sous l’impulsion folle du Tsar Pierre Ier qui veut moderniser son pays et l’ouvrir sur la mer et l’Europe. Il construit donc une nouvelle capitale dans le très inhospitalier Golfe de Finlande grâce à des prouesses techniques et une volonté de fer. Cette ville fut la capitale de la Russie jusqu'à la Révolution de 1917 et s’est embellie grâce aux différents souverains qui s’y succédèrent, comme Catherine II. On y trouve donc une architecture magnifique, avec une forte influence italienne, et de romantiques canaux.
Les plus grands artistes russes en sont originaires : Pouchkine, Dostoïevski…. C’est aussi le berceau de la Révolution d’octobre et une ville « héroïque » de la 2e Guerre (900 jours de siège).
A cause de son historie tumultueuse, Saint-Pétersbourg a changé plusieurs fois de nom : Saint-Pétersbourg, puis Petrograd de 1914 à 1924, puis Leningrad jusqu’en 1991, avant de retrouver son nom d'origine suite à un référendum.
Nous sommes donc vite tombés sous le charme et avons parcouru la ville à pied, au rythme de pauses dans différents jardins et terrasses de café (eh oui, presque 6/9e de bébé, ça pèse un peu).
Notre séjour en quelques temps forts :
- Soirée ballet au théâtre Mariinsky : charme désuet de cette salle mythique qui, comme le Bolchoï, va bientôt fermer pour rénovation ;- Diner en face du Mariinsky, restaurant dans lequel les serveurs se transforment en chanteurs d’opéra, devant un auditoire surpris, puis subjugué ;
- Visite de plusieurs heures de l’Ermitage avec une guide francophone. Le Palais est vraiment magnifique et chaque salle est un éblouissement. La collection est immense (c’est le plus grand musée du monde par le nombre d’œuvres) et les explications de la guide nous ont été précieuses ;
- Escapade sur l’ile de la forteresse Pierre-et-Paul sur l’autre rive de la Neva, où les joueurs de « Beach-rugby » côtoient les baigneurs et les incontournables mariés (pour ceux qui ont vu Saint-Pétersbourg en décembre, ca change !) ;
- Visite de la Cathédrale Saint-Sauveur du sang versé aux faux airs de Saint-Basile de la place Rouge, et de Saint-Isaac et sa vue panoramique ;
- Musée russe présentant les œuvres des artistes russes des icones du Moyen-âge à Kandinsky ;
- Brunch du dimanche au mythique hôtel Astoria, où nous avons fait honneur au délicieux buffet ; - Et surtout balades « nocturnes » : quelle étrange sensation de voir le jour en pleine nuit. Les habitants en profitent, après l’hiver long et rude.
Nous n’avons pas pu tout voir. Il nous reste encore beaucoup à découvrir, notamment les palais à l’extérieur de la ville, mais nous reviendrons, peut-être en hiver (moins de touristes et charme de la neige).
Nous revenons donc enchantés de ces 3 jours « européens ». La météo a été clémente, malgré quelques averses très soudaines (influence de la mer oblige). Nous attaquons une période plus tranquille à Moscou, sans déplacement avant les vacances fin juillet. Nous allons profiter de l’été à Moscou, et nous préparer tranquillement à l’arrivée du bébé à la rentrée.
Avis à nos futurs visiteurs : pour comprendre un petit bout de la Russie, il faut connaitre ses deux capitales, Moscou et « Pieter » !
1 commentaire:
J'allais vous demander comment était votre we à St Petersburg : j'ai ma reponse !
Merci pour cette belle visite guidee.
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