jeudi 17 juin 2010

La Crimée, on a aimé !

La Crimée, pas évident de savoir où elle se trouve.
C’est une presqu'île située au Sud de l'Ukraine, bordée par la mer Noire, et la mer d’Azov au nord-est. C’est une région est essentiellement russophone. Elle a fait partie historiquement de l'Empire ottoman, de l'Empire russe et de l'URSS, avant d'être rattachée à l'Ukraine indépendante en 1991. La région est réputée pour ses vignobles (on a testé), ses vergers (on a testé aussi) et ses endroits de villégiatures (pareil).

Notre périple commence à Simferopol où nous atterrissons. Notre voiture nous attend. En fait, il ne s’agit pas de notre voiture (on avait demandé une grande familiale car nous sommes 6 avec nos amis Matthieu, Fanny et leur petit Léon), mais d’un gros 4x4 Pajero noir, vitres teintées. Ce n’est pas très spacieux, mais c’est rigolo. Du coup, on ne passe pas inaperçu sur les routes de campagne. On aurait dit Poutine en vacances !

Nous voilà donc partis à travers la très belle campagne de Crimée. Il fait chaud (30 – 35°). On passe à travers de beaux villages, champs et vignobles. Après quelques détours dus aux fantaisies de notre GPS, nous voilà arrivés en pays Tatar, pour notre première halte.

Qui sont les Tatars ? Faisons de nouveau appel à Wikipedia :

Les Tatars de Crimée sont issus de différents peuples de la steppe descendus d'Asie centrale vers la Volga aux XIIe siècles, avant de progresser vers la mer Noire. Arrivés en Crimée, ils embrassent l'islam sunnite et s’allient aux Ottomans.

Les Tatars de Crimée furent en guerre quasi-permanente contre les puissances chrétiennes voisines, notamment la Russie et la Pologne. En 1792, l'Empire ottoman perdit une guerre contre l'Empire russe et lui céda la Crimée : les Tatars se trouvèrent soumis à leurs anciennes victimes. Dans les années suivantes, ils devinrent minoritaires en Crimée, à cause de la colonisation russe. La Guerre de Crimée de 1853 (Russie contre une alliance turco-franco-britannique) provoqua un nouvel exode. Puis, le communisme se traduisit par une nouvelle saignée démographique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, accusés d'être des collaborateurs des nazis, ils furent déportés en masse.

Aujourd'hui, plus de 250 000 Tatars sont retournés en Crimée, luttant pour rétablir leur style de vie malgré beaucoup d'obstacles sociaux et économiques.

Nous avons séjourné dans l’ancienne capitale Tatare, Bakhchisaray, et avons apprécié la douceur de vivre de cette petite ville.

Nous avons suivi le match de l’équipe de France dans le bar central et profité de l’ambiance du samedi soir.

Le lendemain, visite d’un magnifique monastère creusé dans une paroi calcaire et visite du Palais Tatar.

Puis direction la cote à Sébastopol. C’est une ville particulière, qui abrite la base navale de la flotte de la mer Noire, partagée depuis 1997 entre la Russie et l'Ukraine. Mais nous n’en avons pas vu beaucoup plus, car en route pour la plage s’est jouée une scène « typiquement » ukrainienne. Je disais donc qu’on ne passait pas inaperçu avec notre Pajero : eh bien, il n’en fallait pas plus aux policiers locaux pour vouloir faire notre connaissance. Malheureusement, Guillaume ayant oublié son permis à l’hôtel, on est parti pour de la palabre. Guillaume doit s’installer dans la voiture de nos nouveaux amis. Ça discute. On fait des allers-retours d’une voiture à l’autre. On sort les enfants pour les amadouer. Rien n’y fait. Il faut dire qu’on a choisi la technique du « Je ne parle pas russe », qui marche à Moscou car on fait baisser le rendement horaires des bakchich, mais apparemment pas en Ukraine, où l’on a tout son temps. Aimables, ils nous promettent de régler l’affaire pour la modique somme de 1 000€… Après 2 heures, une virée à l’hôtel pour aller chercher le permis, on s’en sort pour 70€. Tranche de vie, qui pourrait nous sembler pittoresque si elle ne nous avait pas coûté du temps de vacances, mais qui est le quotidien de nos amis russes et ukrainiens. Dommage.

Le lendemain, direction Yalta et sa magnifique Riviera. La route qui serpente le long de la cote est superbe. La côte escarpée et verdoyante se jette dans la mer. C’est à couper le souffle.

À Yalta, nous avons pris un bel hôtel avec piscine et plage privée. Nous en profitons à fond, les enfants aussi.

Petite balade très agréable sur la promenade qui longe la mer dans une ambiance très bon enfant. On adore !!

Le lendemain, nous avons juste le temps de visiter le Palais Livadia, magnifique demeure suspendue à la falaise dans un magnifique parc, où Churchill, Roosevelt et Staline signèrent leur fameux accord.


Voilà donc 4 jours bien remplis. Colombe, qui grandit bien, en a bien profité.

Heureusement, les prochaines mini-vacances sont proches : RDV le 25 pour le mariage d’Adeline et Matthieu !


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